jeudi 12 février 2015

Nous pleurons notre saule...

Au début de l'automne, alors que nous nous apprêtions à faire la taille annuelle de notre majestueux saule pleureur, nous songions sérieusement à un élagage, car l'arbre devenait trop imposant (trop près des maisons, et des fils électriques). Nous avons inspecté le tronc et nous nous sommes aperçus que le trou déjà présent lors de notre installation s'était agrandi, de sorte que nous pouvions voir de l'autre côté à travers le trou. 




Là, nous avons eu un peu peur que l'arbre tombe un jour de grand vent (qui n'est pas rare par chez nous...). C'est notre sauveur, nommé Papounet-les-bons-outils (le père de Madame), qui est venu nous apporter son aide précieuse.
Il a fallu, tels des grands singes, grimper, escalader, s'accrocher tant bien que mal, pour tronçonner, manquer de se faire assommer par quelques branches, et abattre l'arbre colossal qui n'est plus réduit qu'à un vulgaire tronc troué.


Durant l'ouvrage, nous nous sommes aperçus que nous avions acheté la maison avec l'arbre déjà malade, car des jardiniers malhonnêtes avaient rebouché les trous déjà béants à coups de mousse expansive, sans traiter le mal: la chenille d'un gros papillon dont nous avons récupéré une chrysalide qui n'a pas éclose. Nous n'avons pas identifié l'espèce.




Petit clin-d'oeil à Mamie-pas-de-problème qui du haut de son grand âge n'a pas démérité, ramassant au fur et à mesure les branches tombées, ne reculant devant aucun danger. La tronçonneuse, pour elle, y a pas de problème, ça coupe!

Vous voyez, les racines? C'est l'arbre qui se nourrissait de son propre tronc... Saisissant.

Montagne de branches...

Sciure au pied des framboisiers. Les poules ont tellement gratté qu'aujourd'hui, on ne voit plus le trottoir...

Notre maison, défigurée. A l'étage, mon bureau... Maintenant, nous avons mis des rideaux, je me sens mieux. Mais j'ai eu beaucoup de mal à m'y faire!

2 commentaires:

  1. Bonjour,
    La coupe d'un arbre est toujours un malheur en soit, mais cela fait parti du cercle de la Nature,
    La maladie et a vieillesse touche tout être, j'ai déjà du couper avec les yeux humides certains arbres qui avaient fait leur temps et apporter ce qu'ils avaient à nous donner,
    Je comprends votre article,
    David,

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    1. Bonjour David,

      Ce n'est pas si fréquent de rencontrer des personnes attachées aux arbres de leur jardin. Pour moi, le saule pleureur était l'une des raisons de notre achat. Il nous faisait oublier le bitume de l'impasse... Mais comme tu le dis, il a fait son temps. Place maintenant à de nouveaux arbres, et une nouvelle vie. Un olivier va bientôt trouver sa place dans le coin, un petit bout de mes racines portugaises dans mon jardin...

      Merci,
      Chew Bee.

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